
L’État vend son patrimoine : il cède ses bâtiments inutiles pour financer la transition écologique, et le premier observatoire d’Agorastore montre que 57 % des organismes publics ont vendu au moins un bien en trois ans.
Et pourtant ça ralentit : les cessions sont passées de 177 000 en 2022 à 165 000 en 2024, et près d’un bâtiment public sur cinq n’a aucun usage renseigné dans les données nationales, ce qui complique le tri.
Qui achète, et à quel prix ? L’État a vendu 300 biens depuis 2022, 127 000 euros en moyenne, et un bien simple part au prix du marché.
Et les autres ? Trois quarts des biens en surplus de l’État sont jugés difficiles à vendre, et leur gardiennage coûte parfois des dizaines de milliers d’euros par mois.
On voit que l’État et les collectivités n’arrivent pas à gérer leur parc : L’arbitrage n’est pas optimisé, il leur manque de vrais asset managers avec un réseau et une communication pour éviter de finir comme l’hôtel Haviland de la Ville de Paris, sans enchérisseur à 4,5 millions puis sur Leboncoin à 3,3 millions… il y a une vraie gestion à instaurer.
