
Le bail compte autant que le loyer : pour un immeuble de bureaux ou de commerces, le contrat entre propriétaire et locataire fixe la hausse annuelle du loyer, qui paie les travaux et les engagements écologiques. Cela influence la rentabilité, le financement et le prix de revente.
Une loi de mai 2026 change les règles : elle valide les clauses « tunnel » qui encadrent la hausse annuelle du loyer, plafonne à trois mois de loyer les garanties exigées d’un locataire et permet aux commerces de payer leur loyer chaque mois.
Un bail rigide freine un immeuble : il complique les gros travaux ou le changement d’usage des locaux.
Dans la santé, les baux durent de 20 à 40 ans : un tel contrat doit absorber des évolutions que personne ne peut prévoir. Un bail se juge moins à ce qu’il règle aujourd’hui qu’à sa capacité à encaisser les changements de demain.
Acheter un immeuble loué c’est désormais hériter des garanties à rendre : le nouveau propriétaire doit restituer les dépôts de garantie au départ des locataires et les autres garanties s’éteignent à la vente. Exigez donc de nouvelles garanties de chaque locataire dès l’acquisition.
