
Nexity vend 17 % de moins : le promoteur a enregistré 5 394 réservations de logements neufs sur neuf mois et un troisième trimestre en baisse de 46 %, mais relativise car plus de la moitié des ventes en bloc se signent au quatrième trimestre. Le chiffre d’affaires recule aussi de 17 % à 1,61 milliard d’euros.
Les institutionnels décrochent : leurs achats chutent de 59 % contre 18 % de moins pour les ménages qui achètent pour habiter.
Les taux pèsent sur les acheteurs : le taux moyen des prêts atteint 3,40 % en septembre contre 3,25 % en juin et les refus de prêt augmentent.
La crise va durer : la PDG Véronique Bédague pense qu’elle durera « jusqu’après la présidentielle » de 2027 et n’exclut pas de supprimer des postes, deux ans après 500 suppressions.
La promotion est bloquée : on est dans un système où la promotion ne peut pas fonctionner correctement, les ménages ne peuvent plus acheter et la rentabilité est tellement basse que les institutionnels ne veulent pas se positionner sur le neuf. Les seuls promoteurs partenaires qui s’en sortent sont ceux qui se focalisent sur l’habitation de luxe ou qui font leurs opérations au Portugal ou en Espagne.
