
Le Jeanbrun démarre mal : sept mois après son lancement, ce dispositif d’investissement locatif qui succède au Pinel peine à attirer les investisseurs. Le réseau l’Adresse a sondé ses 350 agences et 98 % ont reçu peu ou pas de sollicitations, sans aucune transaction à ce jour.
Loin de l’objectif : le dispositif génère moins de 200 ventes par mois en France, contre 4 000 visées. En Île-de-France seulement 72 réservations portent sur un Jeanbrun au deuxième trimestre 2026.
Un avantage pour les hauts revenus : contrairement au Pinel qui offrait une réduction d’impôt, le Jeanbrun repose sur un amortissement qui réduit les revenus fonciers imposables. Il rapporte plus aux foyers imposés à 41 ou 45 %.
Les fiscalistes proposent mieux : pour ces foyers à 41 ou 45 %, le Jeanbrun impose un loyer plafonné et limite l’amortissement à 8 000 à 12 000 € par an. Les fiscalistes qui montent les dossiers conseillent plutôt le LMNP ou le déficit foncier pour un bien à rénover.
